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Suite aux quelques jours passés à Dakar, nous sommes partis vers le sud
afin de rejoindre l’embouchure du fleuve Saloum. Ce fleuve est navigable
et à ne pas manquer si l’on a un navire et un peu de temps à y consacrer.
Toutefois le sillonner ne s’improvise pas. Courants, marrées et bancs de
sable imposent de bien s’être renseigné au sujet des profondeurs, des
passes à éviter ou des villages à visiter.
Lorsque nous étions au CVD, quelques personnes nous ont fait profiter
de leur expérience, des indications qu’on leur avait fournies ou de
leurs cartes. Grâce à cela nous sommes partis tranquilles et avons suivi
les instructions à la lettre pour ne pas planter le bateau. Afin de nous
assurer encore un avis de connaisseur, nous contactons Yves. Gendre d’un
cousin d’un oncle d’Adrien, inutile de préciser que ce dernier ne le
connaissait pas. Mais il habite le Sénégal depuis toujours et a une
maison au bord du fleuve Saloum, c’est la source d’informations idéale.
Yves nous invite très gentiment à dîner chez lui avec sa famille,
nous acceptons avec grand plaisir. Nous sommes reçus comme des rois dans
cette magnifique maison construite il y a quelques années au bord de
l’eau par ses soins. Nous sommes tout d’abord très gêné de nous
incruster de la sorte mais nous nous voyons répondre à chaque fois que «
ici on est en Afrique, on fait simple ». Tenons nous le pour dit, nous
passerons finalement cinq jours dans cet endroit plus qu’hospitalier !
Ce lieu est un véritable paradis sur terre. Perdu dans la brousse, on
n’y vient qu’en bateau. La maison dans un style très local est superbe,
fleurie et bien entretenue. L’équipement est fascinant : désalinisateur,
châteaux d’eau et panneaux solaires pour la chauffer, groupes
électrogènes, récupération des pluies, etc. Pour les enfants (et les
plus grands aussi, avouons le) les activités sont plus que nombreuses,
qu’elles soient nautiques ou terrestres, il y a de quoi faire pâlir la
famille Trigano !
Chaque jour Yves trouvait une bonne idée d’activité pour le
lendemain, ce qui nous permettait de rester un peu plus encore chez lui.
Les ballades étaient nombreuses et instructives : sessions de pêche,
découverte des recoins les plus isolés du fleuve en Boston Whealer,
visite d’un village voisin ou des zones de replantation de palétuviers,
déplacements en voiture à cheval, etc. Nous avons même eu la chance
d’être invités pour le réveillon du 31 décembre.
Nous en profitons donc pour remercier du fond du cœur Yves de son
extrême générosité à notre égard ainsi que Mattia, Julie et Léna, ses
enfants, qui nous ont aussi supportés chez eux comme invités-surprise.
Rappelée à Dakar par la rentrée des classes, la famille quitte la maison
de vacances et nous nous donnons rendez-vous le week-end suivant. De
notre côté Adrien, Renaud et moi partons passer quelques jours sur le
fleuve, de manière plus itinérante. Nous sommes accompagnés de Pap
Saloum qui sera notre guide pour cette excursion.
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