Notre mouillage est vraiment top. Cadre très beau, personnel très agréable, calme apaisant et atmosphère tour-du-mondiste intéressante. Nous faisons connaissance très vite avec tout le monde (bar, secrétariat, épicerie, mécano…). Les rapports sont simples et amicaux. Tous sont sympathiques et accueillants.
A un quart d’heure en voiture, c’est la cohue du centre de Dakar. Tout est chaud, bruyant, rouillé, cassé, sale, compliqué. En un mot : local. Mais on s’y fait sans peine. Malgré le fait que personne ici ne soit capable de donner des explications claires et justes nous arrivons à achever les formalités de douanes et nous lançons dans une visite piétonne de la ville.
Sur le « Plateau », le Blanc attire l’œil et sent l’argent à plein nez. Nous sommes assaillis tout au long de notre périple par des vendeurs de tous poils désireux de nous délester de quelques billets superflus. Girafes en bois, maillots de foot, montres, lunettes, biscuits, sacs, grigris, boulons, prises électriques, chapeaux, lecteurs dévédé, tout y passe, composant un véritable supermarché ambulant. Comme elle est surprenante cette ville où tout le monde vend tout et personne n’achète rien. Les vendeurs sont tenaces et ils ont l’avantage du nombre. Mais ils ne nous aurons pas à l’usure. Deux moyens d’échapper à cette marée Noire : repérer une adresse proche et bien notée dans le Routard pour s’y arrêter le temps d’un repas, ou bien attendre la nuit pour passer plus inaperçu.
Nous avons abordé sans aucun problème digestif la cuisine Sénégalaise. Que ce soit dans des établissements fort chics (c’est Noël quand même) ou alors très, très, très locaux. Les plats sont originaux et les poissons excellents. Tous ces mets ne nous ont pas empêché de faire honneur aux très bons plats que nous avions gardés à bord pour le réveillon. Foie gras, Sauternes, confit de canard, Saint Estèphe, cigare et Armagnac, c’était un régal ! Merci mille fois à ceux qui nous ont offert tout ça.
Au fil des jours, nous faisons connaissance avec les équipages voisins. Ceux qui partent vers les Antilles, ceux qui arrivent des îles du Cap Vert, ou encore les autres qui sont arrivés il y a des mois voire plus. Echanges de bons plans, d’expériences, d’histoires de marins, et de récits héroïques. On s’entend vite bien avec tous ces gens là, il y a une vraie racine commune, tout le monde se comprend. Nous nous mettons au rythme africain, maintenant nous avons le temps. Nous partons demain pour remonter le fleuve Saloum pendant une dizaine de jours.
Qu’est ce qu’on est bien !!!
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